Les Reines

Une exploration sur le souvenir de corps qui m’ont laissé une empreinte émotionnelle durable.

Leur souvenir persiste, se déforme, se trouble et se recompose avec le temps. La mémoire n’est pas un archive fidèle, mais une matière mouvante. Ce sont des présences instables, à la lisière du visible, entre apparition et effacement.

Une sorte de botanique des fantômes où la frontière entre présence et disparition devient incertaine. Les fleurs agissent comme un prolongements émotionnel de ces corps. Les végétaux relaient leur absence et prolongent leur survivance.

« Les Reines » car elles règnent encore dans ma mémoire, même effacées, même déformées, même à peine visibles. Elles persistent. Elles refusent de disparaître complètement.

Les Reines

An exploration of the memory of bodies that have left a lasting emotional mark on me.

Their trace persists, shifts, blurs, and reforms over time. Memory is not a faithful archive, but a living, unstable matter. These presences hover at the edge of visibility, suspended between apparition and fading.

A kind of ghostly botany, where the boundary between presence and disappearance grows uncertain. The flowers become emotional extensions of these bodies. The plants bear their absence and carry forward their lingering presence.

Les Reines — because they still reign in my memory, even erased, even altered, even barely visible. They remain. They refuse to vanish completely.

Les Reines